#ma_place_cest_en_classe

En cette rentrée 2020, 5 associations du handicap et de l’éducation populaire appellent à repenser notre école pour qu’elle soit réellement inclusive !

#ma_place_cest_en_classe

COMMUNIQUE DE PRESSE

28 août 2020

La place de tout enfant est en classe, quels que soient ses besoins éducatifs particuliers. C’est en tout cas l’opinion d’une majorité de français selon un sondage réalisé par l’Institut Harris Interactive pour 5 associations du handicap et de l’éducation populaire .

Ces dernières appellent à repenser notre école avec une campagne sur les réseaux sociaux « #ma_place_cest_en_classe » car comme une très grande majorité des français selon le sondage, elles considèrent que notre système éducatif est encore trop peu inclusif.

- Les Français se déclarent ainsi très majoritairement favorables (jusqu’à 90%) à la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap, bien que plus nuancés pour les handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement (déficience intellectuelle, autisme, troubles de l’attention et de l’hyperactivité ...) ou les troubles psychiques.

Cette école inclusive nécessite plusieurs conditions qui sont toutes jugées prioritaires par plus des deux tiers des personnes interrogées : former les enseignants, penser l’accessibilité dans toutes ses dimensions (matérielle, linguistique, pédagogique...), ouvrir l’école à la coopération avec les professionnels du secteur médico-social, instituer un dialogue renforcé avec les familles, apporter les aides humaines sur le temps scolaire à bon escient...

- Enfin, le principe d’équité prime sur le principe d’égalité pour garantir la réussite de l’école inclusive : les Français estiment en effet à 66% que les évaluations, examens ou concours doivent être adaptés aux besoins des élèves en situation de handicap.

Réalisé pour la deuxième année consécutive, ce sondage met ainsi en lumière le décalage qui persiste entre les attentes des Français, la volonté politique affichée et la réalité de terrain.
Malgré le contexte sanitaire, la société française est perçue comme
plus inclusive que l’an dernier, bien que les Français associent encore fortement le handicap aux difficultés.

En effet, 46% des français trouvent que les personnes avec des troubles sont bien insérées, contre 40% l’an dernier. De même, pour les personnes avec trisomie 21 ou déficience intellectuelle, ils sont plus nombreux (27% en 2020 contre 19% en 2019) à penser qu’ils sont bien intégrés.
On note donc une progression par rapport à l’an dernier, même si, globalement, les français estiment majoritairement que les personnes avec handicap sont mal insérées, et c’est plus prononcé pour les personnes avec handicap psychique ou mental, ou autisme.

Notre école fait des progrès certes, mais un « plafond de verre » subsiste toujours pour les handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement (autisme, déficience intellectuelle, troubles psychiques, troubles de l’attention et de l’hyperactivité...).
L’action doit donc se poursuivre dans tous les domaines pour que chaque élève trouve dans l’école sa place : formation, coopération, accompagnement, simplification des parcours.

Au contraire de tous les élèves et enseignants dans ce contexte sanitaire, rien ne doit « masquer » le chemin qui reste à parcourir pour rendre notre école vraiment inclusive !

#ma_place_cest_en_classe : cet hashtag avec des tirets-bas permet de le rendre plus lisible aux personnes ayant besoin d’une écriture plus facile à lire et à comprendre.