Hé Manu, déconjugalisons ! par les Restreints du Cœur.

Cette chanson s’adresse à Emmanuel Macron car actuellement lui seul peut, s’il le décide, faire en sorte que les députés de la majorité puissent voter la déconjugalisation de l’allocation adultes handicapés.

Et ainsi mettre fin à l’injustice contre laquelle nous militons. Le style argotique et familier, et plus particulièrement le tutoiement utilisé, n’expriment nullement un manque de respect pour la personne présidentielle.

Les Restreints du Cœur

Eh Manu, déconjugalisons !

Les Restreint·es du Cœur

(Préambule)
En France, l’Allocation Adultes Handi-capées, ’.AA.H, dépend des revenus de leur conjoint ou conjointe
Monsieur le président, mettez fin à cette dépendance

(1)
Hé Manu viens chez nous y a des larmes plein nos chairs Chez les handicapé·es l’amour est en jachère
Toi tu peux vivre en couple sans perdre ton salaire
Nous on perd , et pourtant, nous on paye déjà cher

Manu pourquoi la France est si mauvaise élève
Pourquoi le droit de tous aux handi·es elle l’enlève
Le droit de vivre en couple en restant autonomes
Pourquoi nous on ne l’a pas au pays des droits de l’homme

(refrains)
Hé Manu descend et bouge, en marche !
Les handi·es en ont marre d'être empêchés d'aimer Hé Manu lâchez-nous l'AAH
(*) Et laissez-nous aimer comme tous, en liberté (**) Laissez-nous aimer en toute égalité
En toute légalité

(2)
Manu dit à Sophie que pour nous la famille C’est important aussi ça n’est pas que des filles des fils et des parents mais avec l’AAH
C’est aussi vivre en couple et sans le payer cash

Et Manu si demain on déconjugalise
En logements, APL, l’Etat économise
Les transports, L’énergie, la santé, on épargne Les auxiliaires de vie, on y perd ou on gagne ?

(3)
Manu c’est toi le bosse de notre super nation
T’as moyen d’investir dans une super action
Si tu as la migraine, que tu traînes dans ton pieu
Pense aux handi·es qui aiment sans pouvoir vivre à deux

Non Manu vivre libre ça n'est pas vivre seul·e
On en a mal au bide et c'est pour ça qu'on gueule Donc Manu, s’il te plaît, en chœur, sans restriction Avec tes député·es, déconjugalisons !

©FAMo