Plan Rebond Covid-19 : Renfort médical et financier pour les maisons de repos

Un médecin coordinateur dans chaque maison de repos.

Publié le 10/12/2020
Pour faire face à l’évolution de la crise sanitaire et renforcer les mesures mises en place dans les 602 maisons de repos wallonnes, le Gouvernement de Wallonie, sur proposition de la Vice-Présidente et Ministre de la Santé, Christie Morreale, vient de marquer son accord sur deux actions identifiées au sein du Plan rebond ; le soutien médical et financier des établissements pour aînés.

Avant la crise et jusqu’à aujourd’hui, seules les maisons de repos et de soins disposaient d’un médecin coordinateur dédicacé à l’établissement. Les 119 maisons de repos « classiques », n’avaient pas de médecins attitrés au-delà des médecins généralistes de chaque résident. Durant la crise, la plupart des médecins sont allés prêter main forte aux maisons de repos qui en avaient besoin. Une coordination s’est également créée entre eux et avec les médecins traitants et les hôpitaux.

Cette fonction de support médical, qui a montré toute son importance, est aujourd’hui renforcée. Chacune des 602 maisons de repos de Wallonie sera prochainement dotée d’un médecin coordinateur dont les missions seront celles dévolues aux médecins coordinateurs en maisons de repos et de soins. « Les personnes âgées hébergées dans un établissement peuvent présenter des caractéristiques communes de perte d’autonomie, de polypathologie...Les épidémies frappent par ailleurs sans distinction d’établissement. Garantir un accès direct au soin dans chacune desstructures pour personnes âgées en Wallonie, qu’il y ait ou non une prise en charge médicale plus pointue, est une réelle avancée durable en matière d’accessibilité aux soins pour tous », souligne Christie Morreale.

Soutien financier aux établissements qui font face à une diminution significative de leurs tauxd’occupation.

La durée de la pandémie impacte également la situation financière de certaines maisons de repos. Plusieurs établissements, lourdement touchés par la crise sanitaire, n’arrivent plus à occuper à nouveau les places disponibles. Même si les mesures d’immunisation antérieures décidées par le Gouvernement ont permis d’amortir le choc financier, ces établissements perdent depuis des mois les frais d’hébergement payés par les résidents, ce qui correspond dans certains cas à la moitié de leurs recettes en fonctionnement normal.

Eu égard à cette situation qui menace la survie économique de certaines institutions, le Gouvernement a décidé de soutenir ces établissements en difficulté pour peu évidemment qu’ils ne reversent pas de dividendes en 2020-2021 à leurs actionnaires, qu’ils maintiennent le volume de l’emploi et s’engagent à ne pas introduire de demande d’autorisation d’augmentation de prix en 2021.

Concrètement, pour chacun des établissements ayant subi une chute du taux d’occupation de plus de 10% entre fin 2019 et juin 2020, il est proposé de couvrir 50% de la perte réelle estimée au cours du deuxième trimestre 2020. Après la récolte des données menée par l’AViQ, 88 établissements pourront bénéficier de cette aide couvrant le second semestre 2020 et qui s’élève au total à un peu plus de 3 millions d’euros.