Offres de logement pour les femmes víctimes de violences

A l’heure actuelle, les places de logements durables pour les femmes víctimes de violences conjugales ou intrafamiliales demeurent insuffisantes.

 Dans le cadre du plan de relance et du plan égalité hommes-femmes de la Wallonie, le Gouvernement a décidé de renforcer ces offres de logement en faisant collaborer des coopératives immobilières d’économie sociale à cet enjeu de société

Sous l’impulsion de la Vice-Présidente, Ministre de l’Economie sociale, de l’Action sociale et des Droits des femmes, Christie Morreale, le Gouvernement de Wallonie vient de marquer son accord pour lancer un vaste appel à projets d’un montant de 1.500.000 euros visant à augmenter ce nombre de places de logements à destination des femmes. Cet appel sera lancé ce lundi 11 octobre avec clôture le 14 novembre 2021.

Ce dernier vise à soutenir financièrement les entreprises d’économie sociale, ayant la forme de coopératives agréées et actives dans le secteur de l’immobilier, dans l’acquisition de logements privatifs à destination des femmes victimes de violences et de leurs enfants. Cet appel à projet s’inscrit dans un parcours de post-hébergement, c’est-à-dire dans le processus de reconstruction sur le long terme de l’autonomie des femmes victimes de violence. Pour mettre en œuvre ce projet, les coopératives devront travailler en étroite collaboration avec les organismes spécialisés dans l’accueil et l’accompagnement des femmes victimes de violence en Wallonie.

Concrètement, la coopérative immobilière devra s’engager à proposer des loyers modérés sur base de la grille indicative des loyers de Wallonie. Le porteur de projet devra contribuer à hauteur de minimum 20% du montant total de l’acquisition immobilière. Deux logements au maximum pourront être soumis par coopérative.

« Ce nouveau projet poursuit plusieurs objectifs : augmenter le volume de logements privés en Wallonie à destination des femmes victimes de violences et de leurs enfants, désengorger les places d’accueil d’urgence dans les structures wallonnes, favoriser l’insertion sociale et l’autonomisation des femmes ou encore développer les coopératives immobilières sociales », conclut Christie Morreale.