Accessibilité des trams ligne 7 à Bruxelles

Question écrite concernant le dispositif destiné aux PMR mis à l'essai sur la ligne de tram 7 de David Weytsman à Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité.

Question



Il a été fait allusion, récemment, à un essai réalisé par la STIB sur les trams de la ligne n° 7 destiné à faciliter l’accès aux véhicules pour les PMR. Cela va évidemment dans la bonne direction. L’ensemble de l’offre de la STIB doit être, aussi vite que possible accessible à tous ses clients, en particulier aux 40% de PMR bruxellois.

Le système consiste à placer de façon manuelle au deuxième accès du véhicule deux glissières. Ces dernières sont rangées dans le tram quand elles ne servent pas.

La formule semble assez surprenante quand on se rend compte que pour l’accès à un matériel assez récent les PMR doivent encore utiliser des rampes à placer pour emprunter ou quitter le tram.

Était-il impraticable de procéder à un aménagement dans le plancher du tram comme c’est le cas pour certains bus.

Au lieu d’embarquer à bord du tram des pièces amovibles, n’est-il pas possible d’aménager les terre-pleins des arrêts d’un plateau dans le sol qui serait activé quand un PMR emprunte ou quitte le tram ?

Les technologies actuelles ne permettent-elles pas d’envisager des solutions plus pratiques que celles mises à l’essai sur la ligne de tram n°7 ?

On notera par ailleurs que sur la ligne 8, deux types de matériel roulant sont utilisés par la STIB et qu’à ce jour, sur une ligne Chrono récente, la STIB ne soit pas parvenue à faire circuler un seul type de matériel.

Voici mes questions :

- Quand l’ensemble des quais seront ensuite équipés de comble-lacune ? Quelles mesures sont prises à cet égard sur l’ensemble de lignes ?

- En quoi le placement d’une dalle amovible sur les terre-pleins de arrêts ne peut être installée pour permettre l’accès des PMR aux trams ?

- Qui va se charger de placer les glissières amovibles pour permettre aux PMR d’emprunter ou quitter le tram ?

- Pourquoi la ligne n°8 n’est-elle toujours pas pourvue d’un seul type de matériel ?


Réponse



Le principe d’un arrêt de tram situé à 31 cm au-dessus du rail et équipé d’un nez fusible permet de réduire significativement la lacune. Au besoin, la rehausse peut être locale, à hauteur de la deuxième porte.

Ce procédé a fait l’objet d’un test concluant en 2019 et 2020 en une dizaine d’arrêts répartis sur le réseau, en plus des arrêts de la ligne 9.

Tous les arrêts de tram (ré)aménagés sont désormais conçus selon ce principe et un marché public est en cours pour l’acquisition en grande quantité de nez fusibles. Le déploiement du procédé débutera dans le courant de l’année 2021.

L’ambition de la STIB est de pouvoir équiper de la sorte tous les quais de tram endéans les 10 ans.

Pour rappel, le Plan Stratégique de Mise en Accessibilité prévoit que la STIB et Bruxelles-Mobilité aménageront quelque 70 arrêts (bus et tram) par an.

Si la question porte bien sur des comble-lacune actifs installés sur certains quais, à ce stade la STIB n’a pas retenu de telles solutions, qui sont technologiquement complexes et coûteuses, et préfère concentrer ses efforts sur l’aménagement des arrêts selon les principes rappelés ci-dessus.

Il s’agit bien d’une rampe portable, dont la largeur permet le passage aisé d’un fauteuil roulant, et non de glissières.

Dans les trams de la ligne 7, objet de ce projet-pilote, la rampe est à la disposition de toute personne qui voudra en faire usage pour aider un voyageur en fauteuil à monter à bord du tram ou à en descendre : l’accompagnateur de ce voyageur, un autre voyageur, un membre du personnel de la STIB…

La STIB compose avec la flotte dont elle dispose. Les véhicules sont répartis sur le réseau en fonction des besoins notamment (fréquentation) et des aménagements des lignes.

Il n’est pas toujours possible actuellement de faire circuler un seul type de véhicule sur chaque ligne du réseau. C’est le cas de la ligne 8, desservie à la fois par des T2000 et des T3000.