5 choses à savoir sur les violences sexuelles des personnes à handicap

Selon l'Organisation des Nations Unies, les filles et femmes à handicap font face à dix fois plus de violence sexuelle que leurs consoeurs valides.

15% de la population mondiale vit avec un handicap. Cependant, ils restent invisibilisés dans les statistiques gouvernementales. D'après une étude de la UNFPA (United Nations Populations Fund), les filles et femmes à handicap qui se trouvent dans ces 15% font face à dix fois plus de violence que leurs consoeurs valides. Les filles à handicap cognitif sont particulièrement plus vulnérables aux violences sexuelles. 

Pour lutter contre cela, il faut d'abord s'en instruire. Voici donc cinq choses à savoir sur les violences sexuelles faites aux personnes en situation de handicap.

Tout d'abord, la discrimination genrée des femmes handicapées commence dès leur naissance. 
Les filles handicapées sont moins susceptibles de recevoir des soins de santé ou des appareils fonctionnels que les garçons handicapés, et se voient régulièrement refuser l'accès à l'éducation et à la formation professionnelle, ce qui les rend vulnérables à l'exclusion sociale et à la pauvreté à l'âge adulte. En effet, le taux d'emploi des femmes handicapées dans le monde est de 19,6% tandis que pour les hommes handicapés, il est de 52,8% (UNFPA, 2018). 

En outre, les filles et jeunes femmes à handicap ont le plus de risque d'être violentées sexuellement. Une étude menée en Australie informe que les femmes en situation de handicap sont confrontées à trois fois plus de violence sexuelle que les femmes sans handicap (UNFPA, 2018). Les agresseurs savent qu'elles sont seules et qu'ils ont très peu de risque d'être attrapés ou punis.

De plus, la violence envers les filles handicapées peut avoir plusieurs formes : harcèlement à l'école, violence physique des soignants, stérélisation forcée ou encore thérapie d'aversion. Il existe également un risque plus élevé pour ces femmes d'être entrainées dans un trafic sexuel car elles peuvent être considérées comme "indésirables" (UNFPA, 2018).

Ensuite, les femmes en situation de handicap se voient refuser le droit de prendre des décisions concernant leur sexualité. Elles ont plus de risque d'avoir des avortements  et stérélisations forcés ainsi que des MST. Le manque d'autonomie et d'accès aux services de santé et d'éducation sexuelle les empêche de vivre une sexualité saine et protégée. 

Finalement, les mythes et stéréotypes liés aux femmes handicapées contribuent à entretenir leur vulnérabilité. Ces derniers peuvent entrainer les familles à cacher leur enfant handicapé ou à l'exclure de l'école et de leurs communautés, et ce, principalement au Cameroun, en Ethipie, au Sénégal, en Ouganda et en Zambie (UNFPA, 2018).