L’assistance sexuelle des personnes handicapées restera un tabou

Depuis quelques années déjà, les Pays-Bas, le Danemark, l’Allemagne et depuis cet été la Suisse, ont lancés une formation pour un nouveau métier, celui « d’assistant sexuel pour personnes handicapées ».

L'aide sexuelle peut aller de l'assistance érotique aux caresses, contact corps à corps jusqu'au rapport sexuel. Ces assistants sexuels sont majoritairement des personnes issues du corps médical ou paramédical, ce sont des infirmières, des masseurs, thérapeutes … Ils pratiquent des soins érotiques que la personne en situation de handicap ne peut faire par elle-même.

Il s’agit d’un service à la personne quit fait polémique, certains parlent même de prostitution.

En France, le Comité national consultatif d'éthique (CCNE) vient de rendre un avis défavorable aux assistants sexuels pour les personnes handicapées que certaines associations souhaitent voir autorisés dans leur pays.

Le CCNE considère qu’il n’est pas possible de faire de l’assistance sexuelle un métier comme les autres en raison du principe de non utilisation marchande du corps humain."
De plus, selon lui, "il semble difficile d'admettre que l'aide sexuelle relève d'un droit" de prestation qui serait "assuré comme une obligation de la part de la société et qu'elle dépende d'autres initiatives qu'individuelles".

Cet avis négatif vient enlever tout espoir de reconnaissance de l’assistance sexuelle en France.

En Belgique l’assistance sexuelle n’existe pas même si en Flandre certaines personnes handicapées ont déjà fait appel à des assistants sexuels hollandais.