Handicap et accessibilité : la pétition lancée par Philippe Croizon dépasse les 100 000 signatures

En France, la loi du 11 février 2005 avait fixé dix ans de délai pour rendre les lieux publics, les écoles, les habitations, les transports et la voirie accessibles à toutes les personnes en situation de handicap.

La loi semble ambitieuse mais encore irréaliste à l’approche de la date d’échéance.
e gouvernement a finalement annoncé mercredi des aménagements, sous forme dun « Agenda d'accessibilité programmée » (Ad'AP) qui introduisent des délais supplémentaires pour se mettre aux normes sans encourir de sanctions, allant de trois ans pour les commerces à six ans pour les écoles et jusqu'à neuf ans pour les transports ou les « patrimoines complexes ». Un projet de loi doit être déposé en ce sens le 2 avril.
Mi -février le gouvernement a annoncé que les exploitants n’ayant pas rendu accessible leur établissement recevant du public ou leur service de transport avant début 2015 bénéficieront d’un délai supplémentaire de trois à neuf années, voire un peu plus, s’ils s’engagent à faire des aménagements sous forme d’un agenda d’accessibilité programmé.
Les associations du secteur du handicap jugent ce report inacceptable.
Le Jeudi 13 mars l’APF avec le soutien du sportif handicapé Philippe Croizon a lancé une pétition pour dire oui à l’accessibilité. Résultat : 100 000 signatures en une semaine.
C’est l’un des meilleurs démarrages enregistrés sur le site www.change.org parmi les 22 000 pétitions déposées sur le site.
L’objectif de l’APF est de montrer une véritable demande sociale, puisque l’accessibilité profite à un grand nombre de citoyens : les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents avec poussettes, les personnes en fauteuil roulant, … L’asbl demande des délais de mise en accessibilité plus resserrés et espère que la pétition ainsi que des manifestations locales amèneront le gouvernement à revoir sa position.