Détection de l’autisme par analyse du placenta

Des médecins américains ont mis au point une méthode pour dépister l’autisme chez le nouveau-né, à partir de l’observation du placenta de la mère.

C’est le professeur Harvey Kliman, de la faculté de médecine de Yale aux Etats-Unis qui a mis au point cette nouvelle approche. Ce médecin s’intéresse depuis des années aux placentas et à leur rôle potentiel dans le développement de maladies comportementales.
En 2006, ce médecin a analysé le placenta de 13 enfants autistes. Il a détecté un point commun entre tous les placentas, la surface de ceux-ci étaient pleine de crevasses un peu comme si ils étaient abimés. Les années suivants, il a continué ses observations sur 217 coupes de placenta (dont 117 sont à risque, et les autres des témoins).

Ses résultats sont sans appel : plus des deux tiers des placentas témoins ne présentent aucune cavité, et aucune coupe n’en contient plus de deux. A l’inverse, les deux tiers des placentas à risque ont bien une surface rugueuse et contenant jusqu'à une quinzaine d’aspérités. Autrement dit, un placenta à risque présente jusqu’à 8 fois plus de crevasses qu’un placenta sain, ce qui permet de distinguer facilement ces deux cas.