Cameroun : Des journalistes sensibilisés aux questions des handicapés

La SOPHAD a organisé ce Mardi, 24 Janvier 2012, une conférence de presse dans ses locaux siège à Bafoussam. Avec pour thème : « Rôle des journalistes dans la promotion des droits des personnes handicapées dans un pays en voie de développement »

La SOPHAD a organisé ce Mardi, 24 Janvier 2012, une conférence de presse dans ses locaux siège à Bafoussam. Avec pour thème : « Rôle des journalistes dans la promotion des droits des personnes handicapées dans un pays en voie de développement », le Coordonnateur Général de la SOPHAD a planté le décor en donnant les raisons de ladite conférence de presse.
Prévue pour 9 heures, c’est 15 minutes après que la conférence a débuté.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, deux sous thèmes ont été traités par deux conférenciers pour éclairer la lanterne du public et des journalistes sur la question de la personne vivant avec le handicap. Professeur VINEPAP, lui-même handicapé, Secrétaire Général de la SOPHAD pour le sous thème I : « handicap, causes et conséquences » a défini de façon sommaire le handicap avant de donner ses causes et ses conséquences. Selon lui, la définition du handicap est au centre d’un débat, car c’est selon celle-ci que les politiques de prise en compte des personnes vivant avec le handicap sont orientées.
Au Cameroun, le gouvernement a opté pour la définition suivante : « les personnes handicapées sont des personnes dont l’intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée, soit congénitalement ou sous l’effet des déficiences. » ; la malnutrition, les accidents (traumatisme), les guerres, les maladies infectieuses, les maladies non infectieuses, les maladies congénitales, la vieillesse sont quelques causes de l’handicap. Outre ces causes connues, il existe également les barrières caractérisées par la limitation d’accès aux domaines de la vie en société qui constituent le fondement du bien-être de l’homme.
En effet, cette limitation d’accès aux handicapés est une discrimination. De même que la barrière environnementale et comportementale des individus représentent 80 % de l’handicap. Les conséquences de l’handicap selon le département pour le développement international de la Grande Bretagne, est le signe la pauvreté des pays en voie de développement. Selon ce département, le handicap et la pauvreté forment un cycle vicieux. Claude TIATSE NKUE a renchéri en disant qu’on ne peut parler de développement sans apporter un intérêt aux handicapés au Cameroun. En effet, le développement regroupe tout le monde et être handicapé n’est pas une malédiction.
A sa suite, monsieur VINEPAP, Secrétaire Général de la SOPHAD, second conférencier a parlé de l’impact de la presse dans la prise en compte des handicapés dans le développement d’un pays. Au Cameroun, on a plus de 2 900 000 handicapés regroupés en 25 associations et l’Etat octroie dix millions de francs CFA à ces associations. Il faut une prise en compte des personnes handicapées avec une politique intégrée et transversale.
Pour conclure ces deux sous thèmes, Monsieur Claude TIATSE NKUE a signifié ce qu’il attendait de la presse par deux déclarations importantes : 1ère déclaration : les médias sont encouragés à montrer les personnes handicapées sous un jour conforme à l’objet de la présente convention.
Article 21 : liberté d’expression et d’opinion, et accès à l’information des handicapés. Il interpelle les médias à rendre leurs services accessibles aux personnes handicapées. Et les journalistes doivent être les partenaires premiers des personnes handicapées pour une nation heureuse sans discrimination.
En somme, la SOPHAD invite les pouvoirs publics Camerounais à un important Conseil Régional des Personnes vivant avec le handicap de l’Ouest, prévu au mois de Juin 2012.