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Supports imprimés : les clés d’une communication vraiment inclusive

Une communication imprimée accessible ne profite pas uniquement aux personnes en situation de handicap. Elle améliore la compréhension, la lisibilité et l’expérience de lecture pour tous. Découvrez les bonnes pratiques pour concevoir des supports véritabl

Photos gratuites de alphabet, alphabet simple, alphabets
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Brett Jordan © Pexels

Dans un monde où l’information circule en permanence, la qualité d’un support imprimé ne se mesure plus uniquement à son esthétique. Aujourd’hui, un document doit être pensé pour être compris par le plus grand nombre, quels que soient l’âge, les capacités visuelles, cognitives ou le niveau de maîtrise de la langue. Concevoir une communication accessible est donc un véritable enjeu d’inclusion, mais également d’efficacité.

Pourquoi rendre les supports imprimés accessibles ?

L’accessibilité des documents imprimés permet aux personnes en situation de handicap visuel, cognitif, intellectuel, aux personnes âgées, dyslexiques ou encore aux personnes maîtrisant imparfaitement la langue de comprendre les informations essentielles sans difficulté. Mais ces bonnes pratiques profitent également à l’ensemble des lecteurs en rendant les documents plus agréables à consulter et plus efficaces. (info.gouv.fr)

Les principes fondamentaux d’un document accessible

Une typographie facile à lire

Le choix de la police influence directement la compréhension. Les caractères sans empattement (Arial, Verdana, Calibri, Helvetica…) sont généralement recommandés pour les documents courts. La taille de police doit être suffisamment grande (au moins 12 à 14 points selon le public), avec un espacement confortable entre les lignes et les paragraphes. Les textes entièrement en majuscules, les polices fantaisistes ou trop condensées sont à éviter car elles compliquent la lecture. (Espace Professionnels)

Un contraste optimal

Le contraste entre le texte et le fond est essentiel. Un texte foncé sur fond clair reste la solution la plus lisible. Les couleurs ne doivent jamais être le seul moyen de transmettre une information, afin de ne pas pénaliser les personnes daltoniennes ou malvoyantes. (Support Microsoft)

Une mise en page aérée

Une structure claire facilite la lecture :

  • des titres et sous-titres bien hiérarchisés ;
  • un seul message principal par paragraphe ;
  • des marges généreuses ;
  • des espaces suffisants entre les blocs de texte ;
  • des listes à puces lorsque cela améliore la compréhension ;
  • une lecture linéaire évitant les compositions complexes.

Une présentation simple permet au lecteur de trouver rapidement l’information recherchée. (Espace Professionnels)

Utiliser un langage simple

La qualité rédactionnelle est tout aussi importante que le design.

Il est recommandé de :

  • privilégier les phrases courtes ;
  • utiliser un vocabulaire courant ;
  • éviter le jargon, les acronymes non expliqués et les formulations ambiguës ;
  • exprimer une seule idée par phrase lorsque cela est possible ;
  • illustrer les notions complexes avec des exemples concrets.

Ces principes rejoignent la méthode FALC (Facile à Lire et à Comprendre), développée pour rendre les contenus accessibles aux personnes présentant un handicap intellectuel, mais dont les bénéfices concernent un public beaucoup plus large. Les contenus FALC sont d’ailleurs validés par des personnes concernées afin de garantir leur compréhension. (Handinova)

L’importance des illustrations

Les pictogrammes, icônes, schémas et photographies peuvent considérablement améliorer la compréhension d’un document lorsqu’ils complètent réellement le texte.

Ils doivent cependant :

  • être simples et explicites ;
  • accompagner le texte sans le remplacer ;
  • rester cohérents tout au long du document ;
  • éviter les images purement décoratives qui risquent de distraire le lecteur. (info.gouv.fr)

Penser à tous les handicaps

Une communication accessible ne concerne pas uniquement les personnes malvoyantes.

Elle doit également répondre aux besoins des personnes :

  • présentant un handicap cognitif ou intellectuel ;
  • dyslexiques ;
  • âgées ;
  • souffrant de fatigue visuelle ;
  • ayant une faible maîtrise de la langue ;
  • utilisant des technologies d’assistance.

Cette approche relève du principe de conception universelle, qui consiste à créer des supports utilisables par le plus grand nombre sans adaptation particulière. (Centre d’expertise client)

Tester les documents avant leur diffusion

La meilleure façon de garantir l’accessibilité reste de faire relire ou tester les supports par des utilisateurs représentatifs du public cible. Cette étape permet d’identifier les difficultés de compréhension, les obstacles visuels ou les formulations ambiguës qui auraient échappé aux concepteurs. La méthode FALC prévoit d’ailleurs cette validation comme une étape indispensable. (Handinova)

Une communication plus inclusive, plus efficace

Concevoir des supports imprimés accessibles n’est pas une contrainte mais un investissement. Des documents mieux structurés, plus lisibles et plus compréhensibles renforcent l’accès à l’information, favorisent l’autonomie des lecteurs et améliorent l’image des organisations qui les produisent. En intégrant dès la conception les principes d’accessibilité, entreprises, administrations et associations participent activement à une société plus inclusive où chacun peut accéder à l’information dans les meilleures conditions.

Sources :

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