La Centrale des Moins Mobiles, un service de déplacement pour les moins valides

La C.M.M. offre des possibilités de transport aux personnes qui ont des problèmes de déplacement et un petit revenu. Généralement, ce sont les personnes handicapées, âgées, ou socialement défavorisées.

Qu’est-ce qu’une Centrale des Moins Mobiles ?

Il s’agit d’un service mis en place par des communes ou des CPAS. Le but de celui-ci est d’offrir des possibilités de transport aux personnes qui disposent d’un petit revenu et/ou qui ont une mobilité réduite. Ce service leur permet de sortir d'un certain isolement social. Il s’agit donc aussi bien de personnes âgées que légèrement handicapées ou simplement des personnes qui disposent de petits revenus et ne peuvent pas se permettre de prendre les taxis ou encore moins d’acheter un véhicule.

Les trajets demandés par les membres de Centrales des Moins Mobiles concernent souvent des visites familiales, aller faire des courses, un rendez-vous chez le coiffeur ou chez le docteur mais aussi des démarches administratives à la commune.

Les membres font leurs demandes de trajets minimum 48 heures à l’avance. Cela permet aux responsables de la Centrale de rechercher un chauffeur qui correspond à leurs besoins. Au jour et à l’heure prévue du rendez-vous, le volontaire va chercher l’utilisateur à son domicile et assure le trajet demandé. A la fin du trajet, l’utilisateur paie l’indemnité due au chauffeur volontaire en fonction du nombre de kilomètres parcourus.

Une nouvelle centrale en Wallonie

Dès ce lundi, le plan de cohésion sociale de Châtelet, en partenariat avec Taxi Stop, lance une nouvelle centrale. Ce projet date du 1er juillet 2013 et coûtera seulement 80€ à la commune pour le logiciel mis à la disposition par Taxi Stop.

Ce service existe déjà depuis le début des années 1980 en Flandre. "3/4 des communes flamandes, soit 226 entités, l’utilisent déjà", explique Martin Biot, chargé de projet pour la centrale des moins mobiles en Wallonie. "Au sud du pays, c’est la commune de Houyet qui s’est lancée en premier. C’était en 2008. Aujourd’hui, il existe cinq centrales qui couvrent 17 communes de la Wallonie."