Handicap & les transports en commun

Question écrite de Laurent Heyvaert (Ecolo) du 10 juillet à Philippe Henry, Ministre chargé de la Mobilité, sur les difficultés rencontrées par les personnes porteuses d'un handicap dans les transports en commun

Handicap & les transports en commun

Les difficultés rencontrées par les personnes porteuses d'un handicap dans les transports en commun 

  • Session : 2019-2020
  • Année : 2020
  • N° : 446 (2019-2020) 1

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  • Question écrite du 10/07/2020
    • de HEYVAERT Laurent
    • à HENRY Philippe, Ministre du Climat, de l'Energie et de la Mobilité
    Depuis le début du confinement, des mesures sanitaires ont été prises au sein des TEC. Ces mesures nécessaires pour protéger les usagers et les travailleurs constituent souvent des embûches supplémentaires pour les personnes porteuses d'un handicap.

    Quelques exemples :
    - les personnes mal voyantes demandent souvent oralement aux chauffeurs le numéro du bus. Depuis l'obligation de monter par l'arrière, il n'est plus possible de le demander au chauffeur ;
    - pour se diriger dans le bus, les personnes reçoivent parfois de l'aide des autres voyageurs, mais la peur de la promiscuité a vu diminuer ce type d'aide.

    Il existe de nombreux exemples qui démontrent toutes les difficultés pour les personnes porteuses d'un handicap de prendre les transports en commun.

    Quand on modifie les habitudes, les personnes porteuses d'un handicap sont souvent pénalisées.

    Quelle est l'analyse de Monsieur le Ministre sur cette situation ?

    Quelles consignes ont été données aux chauffeurs concernant l'aide à apporter aux usagers en difficulté ?

    A-t-il fait une campagne de sensibilisation en ce sens auprès des chauffeurs et usagers ?
  • Réponse du 26/08/2020
    • de HENRY Philippe
    Dans le cadre des mesures prises actuellement par le TEC pour protéger tout à la fois les clients, mais aussi les conducteurs, le port du masque obligatoire au-dessus de 12 ans, la montée par la porte arrière, la bâche de protection à l’avant du bus et le nettoyage journalier sont les actions clés pour établir une barrière à la propagation du virus.

    La communication avec le conducteur peut dès lors s’avérer plus compliquée, mais la montée arrière et la bâche n’empêchent pas complètement celle-ci, si nécessaire. Les conducteurs, véritables commandants de bord de leur véhicule, se doivent de rester très attentifs à renseigner et aider les voyageurs. L’attention est particulière pour les clients à mobilité réduite, comme il leur est régulièrement rappelé.

    Il est vrai qu’aucune campagne de sensibilisation particulière n’a été faite pour l’instant auprès des chauffeurs et usagers. La difficulté est principalement que les consignes ont fortement et rapidement évolué lors de cette crise Covid-19.
    Par exemple, le taux d’occupation des véhicules a été limité mi-mars à maximum 5 personnes pour un bus standard, alors que 4 mois plus tard il n’y a plus de limitation de nombre de passagers, avec un certain nombre de situations transitoire qui ont eu lieu.
    Dans ce contexte, porter une campagne « grand public » de sensibilisation pour soutenir les PMR risque de ne pas avoir l’effet escompté, le message risquant malheureusement de ne pas être très audible.

    Cependant, je vais demander à l’OTW d’être encore plus attentive à cette problématique, en les priant de bien faire passer ce message de soutien aux PMR auprès de leurs chauffeurs.
    Pour amener une touche plus positive, il est rappelé que le transport personnalisé PMR a continué à rouler durant tout le confinement, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Les voyageurs à mobilité réduite sont donc invités à les utiliser.