Handicap et don de sang : stop aux idées reçues
Le handicap n’exclut pas automatiquement du don de sang. Ce qui compte, c’est l’état de santé du donneur, les traitements suivis et l’entretien médical réalisé avant le prélèvement.
FRANK MERIÑO © Pexels
À l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang, l’Établissement français du sang rappelle une information essentielle : être en situation de handicap ne signifie pas, en soi, être exclu du don de sang. Pourtant, de nombreuses personnes renoncent encore à se présenter, par peur d’être refusées ou parce qu’elles pensent ne pas être concernées.
En réalité, l’aptitude au don ne dépend pas du handicap en tant que tel, mais de critères médicaux précis. Avant chaque don, un entretien confidentiel est réalisé avec un professionnel de santé habilité. Cet échange permet de vérifier que le don ne présente aucun risque, ni pour la personne qui donne, ni pour celle qui recevra le produit sanguin.
Certaines situations peuvent bien sûr conduire à une contre-indication temporaire ou permanente. C’est notamment le cas de certaines pathologies, d’infections récentes, de traitements particuliers, d’une intervention chirurgicale récente ou encore de critères liés à la sécurité transfusionnelle. Mais ces limites ne sont pas propres au handicap : elles concernent l’ensemble des donneurs.
Ainsi, une personne en fauteuil roulant, malvoyante, sourde, porteuse d’un trouble moteur ou vivant avec un handicap stable peut, dans de nombreux cas, donner son sang si elle remplit les conditions générales. En France, il faut notamment être âgé de 18 à 70 ans, peser plus de 50 kg et être reconnu apte lors de l’entretien préalable.
L’un des freins reste l’autocensure. Certaines personnes en situation de handicap pensent qu’elles seront automatiquement refusées ou que les lieux de collecte ne seront pas adaptés. Or, l’EFS encourage les personnes concernées à se renseigner, à utiliser le test d’éligibilité en ligne et à contacter le lieu de collecte en amont si un besoin d’accessibilité ou d’accompagnement doit être anticipé.
Le message est donc clair : le handicap ne doit pas être confondu avec une contre-indication médicale. Le bon réflexe consiste à vérifier sa situation, à poser ses questions et à laisser le professionnel de santé évaluer l’aptitude au don au cas par cas.
Donner son sang reste un geste solidaire, utile et vital. Et pour les personnes en situation de handicap comme pour les autres, la première étape n’est pas de se censurer, mais de s’informer.
Sources :
Handicap.fr — Don de sang : quelles limites en cas de handicap ?
https://informations.handicap.fr/a-don-de-sang-quelles-limites-en-cas-de-handicap-39297.php
Établissement français du sang — Qui peut donner ?
https://dondesang.efs.sante.fr/qui-peut-donner
Établissement français du sang — Don de sang : contre-indications
https://dondesang.efs.sante.fr/articles/le-don-de-sang-un-acte-genereux-mais-parfois-contre-indique
Service-public.fr — Don du sang
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2376
Service-public.fr — Don du sang : les critères changent le 15 juin 2026
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18854
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